Moi et la Somatisation!

Moi et la Somatisation!

20 juin 2020 0 Par MISS DIOR

Je somatise non?

Coucou toi, comment vas-tu en ce moment?

Moi je n’ai pas à me plaindre ! Enfin, je ne devrai pas me plaindre : ma fille est en bonne santé, nous avons un toit, de quoi manger et je m’en sors correctement sur le plan financier. Niveau santé, de mon côté je ne suis pas en parfaite forme mais je ne suis pas non plus atteint d’une pathologie grave donc j’essaie de relativiser le plus possible. Mais il est vrai que par moments, je me demande comment je serai d’ici quelques années.

Pour le moment ce qui est sûr c’est que si je continue sur la voie que je sillonne actuellement je ne serai pas comme mon père. Il a 72 ans et vient tout juste de prendre sa retraite (agent de sécurité jusqu’à cet âge ce n’est pas rien!). Même s’il a quelques petits soucis de santé, comparé à moi il pète la forme.

C’est un modèle pour moi, il m’a appris à être une bosseuse, à être indépendante et à ne pas me plaindre sans raison. J’aimerais lui ressembler sur certains points mais pour l’instant j’en suis loin.

Eh oui, à seulement trente ans j’ai une sciatique, une cervicalgie associée à une lombalgie et également un problème articulaire ou osseux que l’on n’arrive pas à déterminer. D’ailleurs, mon surpoids n’arrange pas du tout les choses. Je sens vraiment la différence, je suis essoufflée plus rapidement, j’ai beaucoup plus de douleur articulaire et le sommeil n’en parlons même pas!

Ajoute à ça une dépression que je traine depuis un bon petit moment mais que j’ai commencé à prendre en compte il y a peu.

 

Pourquoi je vous dis tout ça? Pour la simple et bonne raison que je suis une femme qui somatise énormément, pour ne pas dire tout le temps. Dès que j’ai une mauvaise nouvelle, un coup de stress/de mou, une déception, …, quelque temps après (quelques heures à une journée après) j’ai quelque chose qui se déclenche.

Par exemple:

  •  Il y a une semaine, j’ai été déçu (une fois de plus) par mon grand frère, qui pour moi était LA personne la plus importante au monde. À peine 24h après, ma sciatique s’est déclenchée alors que cela faisait un bon moment que je ne m’en plaignais plus et que je n’ai rien fait pouvant entraîner une crise de sciatique. La douleur a fini par passer, seulement quand j’ai fini par me faire une raison.
  •  Il y a quelques jours alors que je me prépare pour le boulot, je sentais au plus profond de moi que je passerai une longue nuit (bizarrement je sens souvent quand je vais passer une mauvaise nuit de travail). Et devine quoi? Ça n’a pas loupé! À la prise de mon service, j’ai eu la chance d’être accueilli par mon directeur pour m’informer que mes deux collègues (la 2ème infirmière et la 2ème aide-soignante) ont eu un accident de voiture, qu’il avait lancé des demandes de remplacement et que je serai informée si mes collègues viennent ou pas. Pour moi, la question ne se posait même pas, mais bon j’ai fait en sorte de gérer mes services (2 étages ce n’est quand même pas rien!) le plus rapidement et efficacement possible pour pouvoir avancer au maximum le travail de mes collègues par la suite. Plus le temps avançait et plus je me disais que je finirai par être seule pour tout l’établissement (même s’il n’y a que 4 services, ça reste quand même lourd pour deux soignants de gérer 70 patients… Surtout non conforme à la loi, ANYWAY). Et bah, ça n’a pas loupé, mes collègues m’ont prévenu qu’elles étaient en train d’être transportées par les pompiers aux urgences et qu’elles ne pourront pas venir (chose tout à fait compréhensible). À ce moment, je me suis dit que je savais déjà ce que mon directeur aller me dire! Au final, il a réussi à trouver une aide-soignante et j’ai dû gérer tous les soins infirmiers toutes seules. 5 patients en palliatifs, plusieurs patients hyperalgiques, trop de patients complètement dément et d’autres avec toutes leurs têtes mais qui sont justes juste chiant. Intérieurement, j’étais juste à bout ! Sur les nerfs pour la simple et bonne raison que mon directeur n’a pas fait de demande de remplacement (quand il y a une demande de personnels infirmiers, je reçois un message sur mon portable car c’est un envoi groupé) et n’a pas fait appel à une agence d’intérim… Évidemment, tant qu’il est possible de faire des économies ! Du coup, -vers la fin de ma nuit, j’ai commencé à avoir une migraine tellement intense que je j’en voyais trouble et que ma nuque me lançait. La fin de la nuit n’a pas été de tout repos: terminer sa nuit en attendant le SAMU pour gérer le transfert d’une patiente qui fait une rectorragie importante, tout ça parce que ta relève est en retard… Ça ne m’a pas aidé. Résultat: pendant mes 3 jours de repos, mes insomnies sont revenues ainsi que ma cervicalgie et mes maux de ventre.

 

Alors somatiser c’est quoi?

« Soma » vient du grec qui signifie « corps ».

Somatiser désigne un phénomène inconscient par lequel une personne exprime son angoisse dans et par son corps. La souffrance psychologique « migre » dans le corps et devient alors une source de douleur. En gros, on dit qu’une personne « somatise », lorsqu’elle a tendance à éprouver/exprimer une douleur physique sans cause organique/médicale en réponse à une cause psychologique (stress, traumatisme psychique, …).

Évidement lorsque je dis que je somatise, je vulgarise beaucoup la chose. Il est très important que je précise, que la somatisation aussi appelée crise somatoforme est une pathologie psychosomatique fréquente et malheureusement encore très sous-évaluée.

Si tu veux plus d’informations sur ça je te conseil le site suivant: https://www.passeportsante.net/fr/psychologie/Fiche.aspx?doc=somatisation

Je ne pense pas être réellement atteinte de cette pathologie. Mais ce que je veux dire, c’est que mon état psychologique joue énormément sur mon physique.

 

 

Ne dit-on pas :

« Mens sana in corpore sano »

« UN ESPRIT SAIN DANS UN CORPS SAIN »

Juvénal

 

 

Quel impact sur ma vie?

Même si je m’organise, même si je suis déterminée, même si je sais exactement ce que je veux, il suffit d’un petit rien pour que tout parte en éclats. Le problème c’est que dans ces moment-là, j’ai tendance à tout remettre en question, à douter de tout et à me renfermer d’autant plus. J’ai le sentiment d’être bonne à rien et de me mettre des bâtons dans les roues toutes seules.

Lorsque j’ai débuté ce blog, j’avais une telle motivation, une telle envie de faire les choses correctement, tellement d’inspirations et de projet… et il a suffi d’un coup de stress, d’une déception, d’un moment d’énervement ,… pour que ça me coupe dans mon élan.

J’aimerai biens trouver un moyen pour que mon état psychologique n’influe plus sur mon quotidien, mes objectifs et surtout sur ma vision de moi-même.

Le pire dans tout ça, c’est que j’en suis tout à fait consciente. Je sais que je prendre sur moi et dissocier mon « moi » de tout le reste, je sais que je dois faire abstractif de toutes choses négatives pouvant me détourner de ma route. Mais impossible… j’ai l’impression que c’est un éternel recommencement.

Pourquoi, à chaque fois que je me sens bien, que j’ai envie de prendre soin de moi, que j’ai envie de me bouger, il y a quelque chose ou quelqu’un qui me « perturbe » dans mon élan.

Dans ces moments, je rends compte à quel point la force mentale est primordiale pour réussir à tout les niveaux!

Comment faire, pour ne plus subir et me laisser aller de la sorte ?

Si tu vois ce que je veux dire ou si tu as une idée qui pourrait m’aider à me sortir de ce cercle vicieux, n’hésite pas dans les commentaires.