BIENVENUE DANS LA TRENTAINE!

BIENVENUE DANS LA TRENTAINE!

5 juin 2020 0 Par MISS DIOR

Le 28 mai dernier, j’ai eu 30 ans et comment dire que le cap de la trentaine fait mal… très mal.

Certes je le vis beaucoup mieux que mes vingt-cinq ans (pour le coup mes 25 ans m’ont littéralement abattue) mais j’ai tout de même ressenti ce vide, cette tristesse et cette déception (de moi-même) que je ressens depuis tant d’années.

Pour mes vingt-cinq ans, j’ai passé la journée à faire mon introspection. Je me suis posée tellement de questions telles que : qu’est-ce que j’ai entrepris jusqu’à maintenant ? Ai-je atteint tous les objectifs que je m’étais fixés ? Suis-je heureuse ? Quel genre de femme je veux devenir, …
Et la réponse à toutes ces questions m’ont fait comprendre que j’étais spectatrice de ma vie, que je ne faisais rien réellement pour moi mais pour rentrer dans un moule et plaire à tout le monde.

Je m’étais fixé différents objectifs :

  • Me sentir bien dans mon corps et dans ma tête,
  • Vivre pour moi sans me préoccuper des «on dit», de ce que mes proches/famille pourraient dire, des critiques, …,
  • Avoir un enfant,
  • Avoir un travail qui me plaît,
  • Être propriétaire.

Sur ces cinq objectifs, je n’avais réussi à réaliser que les deux derniers. Pour beaucoup, je devais m’estimer heureuse parce que je me débrouillais bien sur le point de vue professionnelle, que j’étais devenu propriétaire toute seule et que je ne dépendais de personnes. Mais ma vision était totalement différente. Pour moi, le matériel n’est tellement pas important que le fait de n’avoir réussi que ces deux objectifs m’avaient ravagé. Au final, je n’avais pas réussi à réaliser les trois objectifs les plus importants, que je m’étais fixé pour moi, pour commencer à reprendre ma vie en main et en être maitresse. J’en étais même très loin.

À ce moment, j’ai ressenti une telle amertume ! J’en suis arrivée au point de tout remettre en question, de douter de tout et tout le monde, d’avoir des regrets et surtout de faire de plus en plus de crises d’angoisse (à tout moment, pour tout et n’importe quoi). Dès lors, j’ai commencé à me répéter en boucle la phrase qu’un camarade de l’IFSI m’avait dit : « Demande toi toujours si tu préfères avoir des regrets ou regretter ta vie ».

C’est vrai que cette période m’a marqué. C’est à la suite de ça que j’ai commencé à prendre des décisions en fonction de moi et moi seule. Je ne me demandai plus comment les gens aller réagir, ce que diront mes parents ou si ça fera des histoires dans la famille, … mais plutôt est-ce que je risque de le regretter, est ce que j’aurai la conscience tranquille, est ce que c’est vraiment ce que je veux, … Et depuis que je fonctionne comme ça, il est vrai que je vois la vie différemment, je profite plus de chaque moment et je sens que je suis en bonne voie pour trouver qui je suis réellement.

Qu’est-ce qui m’a fait ne pas sombrer ? Ma fille évidemment ! Je pense que si je ne l’avais pas, aujourd’hui, à mes côtés j’aurais craqué. Elle est clairement ma seule fierté. Pour le moment, à trente ans j’estime ne pas avoir réussi ma vie… mais Nectarine (ma fille) est ma seule et plus belle réussite… Dorénavant c’est elle m’a vie. Et c’est pour elle que je me dois d’aller toujours de l’avant, de voir loin et grand, de réaliser mes rêves, de ne plus baisser les bras comme j’avais l’habitude de faire, de ne plus me morfondre sur moi-même et me mettre des coups de pied au derrière.

J’aurais aimé pour mes trente ans, ne plus ressentir ce mal-être que je porte en moi depuis aussi longtemps (qui m’empêche de vivre ma maternité de manière optimale). Si je fais le point : sur les trois objectifs non réalisés pour mes vingt-cinq, il en reste encore un à atteindre : Me sentir bien dans mon corps et dans ma tête.
Même s’il y a des moments où je me demande comment mes choix, actions, propos vont être interprété et critiqués, j’estime avoir atteint l’objectif « Vivre pour moi ».
Sur le plan professionnel, c’est une autre histoire parce que à l’heure d’aujourd’hui je sais que le métier d’infirmière n’est plus fait pour moi (mais j’aborderai le sujet plus tard).

Mais plus concrètement, qu’est-ce que j’ai fait pour ne plus être la personne que j’étais il y a cinq ans ? Pas grand-chose en réalité. Je me sens toujours aussi mal physiquement, je m’isole de plus en plus du monde, je fais toujours autant de crise d’angoisse (si ce n’est plus), j’ai de moins en moins envie de faire des efforts (pour les autres, pour moi). Certes je m’affirme plus, j’ai pris conscience de l’énorme mal-être que je portai en moi, mais je n’ai pas l’impression d’avoir mis en place des actions concrètent pour tourner la page sur l’ancienne Dior.

J’ai encore énormément de boulot à faire sur moi-même. Et la raison pour laquelle je fais ce blog. Pour partager mon évolution certes mais surtout pour avoir un petit quelque chose auquel m’accrocher dans les moments difficiles. Je me dis qu’en étant totalement sincère et transparente ici j’aurai cette motivation en plus pour aller au bout des choses que je compte entreprendre.

Finie la procrastination et les abandons. Je suis décidée à faire ce que je veux de ma vie.

PS : même s’il me reste vraiment beaucoup de travail à faire pour enfin pouvoir dire que je suis une femme heureuse, je sais que malgré tout durant ces cinq dernières années j’ai un fait un réel travail sur le plan « psychologique ». Aujourd’hui j’assume pleinement le fait d’être en dépression (et oui ce n’est pas une honte) et d’avoir un problème assez profond sur lequel je dois travailler si veut m’en sortir. Ce n’est pas évident, et je n’arrive pas encore à me pencher sérieusement sur le sujet mais je ne suis plus dans le déni et ça c’est une victoire.
Et sans mon meilleur ami? je ne serai pas là aujourd’hui, en train d’écrire ce premier article sur MON blog.

Il arrive dans la vie que tu croises une personne sans savoir ce qu’elle t’apportera, sans savoir combien de temps elle sera là pour toi, sans savoir si tu finiras par souffrir à cause d’elle… mais au fond de toi, tu ressens ce petit truc qui te dis de foncer, de profiter un maximum et surtout de ne pas avoir peur de t’investir à fond dans cette relation… Si tu as une personne comme ça dans ta vie, n’oublie pas de lui dire à quel point il/elle compte pour toi !